L'un des thèmes du Stage de Temple sur Lot auquel onze personnes ont participé à raison de dix heures par jour (pour cinq d'entre elles) et à la carte (pour six) était le Kiaï : véritable manifesté du principe que l'on nomme Aïki. C'est à travers les Kiaï spécifiques à chaque discipline pratiquée (qu'ils soient tonitruants ou silencieux) que se sont organisées l'étude et la pratique quotidiennes.Quant au support théorique, il s'est appuyé d'une part sur le Kototama et les diverses combinatoires de sons regroupés en diphtongues et triphtongues; d'autre part sur l' Ennéagramme de Gurdjieff en vue de la recherche d'Ikkyô (Principe d'Unité) spécifique à l'Aïkidô, mais transmissible en tant que tel à tous les autres Budô; enfin sur les Chakra et le réveil progressif de la Kundalinî préconisé par le Yoga.
Si l'on étudie les voyelles en tant que Kiaï simples on distingue une séparation entre les Kiaï qui émettent une vibration : "A - O - U - E - I"; et ceux qui reçoivent une vibration : "WA - WO - WU - WE - WI"; or, ce qui les unifie, c'est précisément le "U", c'est-à-dire le son qui fait vibrer les trois Chakra médians correspondant à la vision de l'homme : la gorge et la parole avec Vishuddha-chakra, le coeur et les sentiments avec Anahâta-chakra, le nombril et les sensations avec Manipûra-chakra. A titre d'information le Katakana de "WU" et de "U" sont exactement les mêmes en japonais. De fait l'unité du monde qui transcende l'homme et le reste de la création n'ont de signification que pour l'homme lui-même qui, en tant qu'être intelligent, est capable d'en prendre conscience.
L'expérience nous permet de goûter aux sons qui émettent dans les différentes directions de l'Univers qui nous entoure : dans ce cas les Atemi liés à ces sons (ou Kiaï simples) agissent comme de véritables "carreaux de pétanque" et repoussent l'Aïte en réduisant sa notion du temps et de l'espace. Au delà de l'expérience humaine, ces vibrations sont censées trouver un écho dans l'Univers et notre vibration propre à partir du Chakra sollicité ne manque pas de le trouver, si le son est émis selon les règles universelles et le "Dharma".
Quant aux sons qui reçoivent, ils correspondent aux mains en creux, lors des Atemi portés avec Kiaï : l'adversaire se sent alors aspiré, au lieu d'être éjecté dans un véritable vortex où le temps et l'espace se trouvent en expansion. Au delà de cette expérience humaine en Dôjo, ces vibrations sont censées aspirer les vibrations de l'Univers lui-même d'où nous tirons la Connaissance sous tous ses aspects. Mais la possibilité de goûter, au quotidien d'un entraînement, les émissions et les réceptions de ces vibrations universelles dépendent d'un long chemin (ou Dô) semé d'embûches, dont l'Ennéagramme de Gurdjieff permet de rendre compte.
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Le cercle de l'Ennéagramme est, certes, le serpent Chronos qui se mord la queue; on peut aussi le considérer comme le symbole de notre propre nullité dans le sens où, seuls, nous ne possédons rien, ni sur le plan matériel, ni sur le plan spirituel : accumuler des richesses, quelles qu'elles soient, tout au long de notre vie ne mène qu'à la mort de toute façon. C'est donc en appliquant ce principe, ou en ayant au moins l'intention de le mettre en pratique que le Travail Divin du WA/A prend tout son sens pour ceux qui se portent volontaires.
Pour que le Divin puisse agir en chacun de nos gestes et Kiaï associés, il faut accepter de passer du stade de l'expérimentation d'une émission vibratoire en E (le point 3 dans l'Ennéagramme) qui, pour beaucoup de pratiquants, suffit amplement, au stade de la perte de l'Ego (point 6) correspondant à la diphtongue WE, pour arriver enfin au stade du WA/A : véritable représentation du YIN et du YANG, de l'unité de l'homme dont le Septième Chakra, le Brahma-randhra (situé au-dessus de la fontanelle) vibre (point 9 dans l'Ennéagramme). En parvenant à cette vibration, une Octave complète s'est accomplie au prix de nombreux efforts tout au long du Chemin (ou Dô), en passant par les successives Règles de Trois (présentes dans la Triade) et leurs chocs additionnels associés qui relancent tour à tour le processus, lui-même conditionné par les influences de la Règle de Sept (présente dans l'Hexade). Pour l'analyse de l'Ennéagramme, il convient donc d'avoir présentes à l'esprit la lecture en suivant le Cercle extérieur, le "Serpent Chronos" pour ce qui de l'Apprenti d'une part, la lecture de la Triade (3 - 6 - 9) d'autre part, la lecture des diverses influences de l'Hexade enfin (1 - 4 - 2 - 8 - 5 - 7). La simple pensée linéaire ne saurait en aucun cas comprendre l'ensemble du processus.
L'apprentissage de la première Octave en tant que "futur yogi"
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Le point 1 de l'Ennéagramme correspond au son "O" qui fait vibrer Âjña-chakra, celui de la Connaissance : la vibration part en diagonale en direction du Ciel. C'est cette direction vibratoire qui donne ses lettres de noblesse à l'Aïkidô, le Jodô et l'Iaïdô, par exemple :
Expression d' Ikkyô Undô (exercice pour réaliser le Principe d'Unité) où chacun des trois triangles que nous formons :
Luc Tamisier.
- celui des mains, avec les pouces à hauteur d'yeux;
- celui des pieds en l'une des variantes de "San Kaku Hô";
- celui du corps depuis les pieds jusqu'au sommet du crâne
Tout cela fait de nous un tétrahèdre irrégulier, c'est-à-dire une construction quasi pyramidale.
C'est aussi l'expression de "Honte no Kamae" en Jodô, ou de "Seïgan no Kamae" en Iaïdô, gardes à partir desquelles il s'établit une liaison, ou communication, entre Seïka Tanden (siège du son "E / WE") et Utô (siège du son "O/ WO). Le son "O" ne suffit donc pas à lui tout seulŠ
Le point 2 correspond au son "U" qui est susceptible de faire vibrer l'homme dans sa parole, ses sentiments et ses sensations, au moyen des Chakra médians associés : Vishuddha, Anâhata et Manipûra. C'est le son de la communication humaine par excellence avec, par conséquent, trois manières d'enseigner la Connaissance. Toutefois, celui qui le produit n'est capable d'enseigner que dans la mesure où il s'est engagé, impliqué, dans son être même, car la Connaissance en "O" passe obligatoirement, par le jeu des influences de l'Hexade, et plus particulièrement le son "I" (point 4) dont l'un des idéogrammes japonais correspondants signifie la présence, l'existence, autrement dit l'être. Dans la méditation hindoue, le son "I" est lié au "Soutien de la Base", soit Mûlâdhâra-chakra (situé dans la région de l'anus).
Ainsi, lorsque le professeur est passé par les points 1 - 4 -2 de l'Ennéagramme, l'apprenti passe par les points 1 - 2 - 3. Au point 3, l'apprenti est capable de produire une gamme de sons qui vient enfin faire vibrer Seïka Tanden, connu sous le nom de Svâdishthâna, signifiant "le Fondement de l'Individu" et situé près du sexe, à trois doigts en dessous du nombril. La vibration part en diagonale vers la terre et donne à celui qui l'exécute correctement ses racines, pour ainsi dire. A ce stade qui clôt la première Règle de Trois, il est tout à fait possible pour un professeur de se sentir libre de faire exécuter des exercices faisant vibrer tel Chakra d'abord, plutôt que tel autre, selon le cas de figure (cf Ennéagramme N° 3). Mais ce n'est qu'au moment où l'apprenti parvient à son tour au son "I" que son être s'implique, s'engage.
Le second corps ne naîtra qu'au point 5 avec la production du son "WI" qui commence la réception des vibrations universelles dans ce qui nous rattache à nos racines : la Terre Nourricière. Elle nourrit notre énergie ancestrale et nous donne la force, la volonté de poursuivre l'étude et l'expérimentation. Le son "WI" est l'homophone de mots fort significatifs dans diverses langues :
- il a précisément le sens de "Signification" en japonais (or le son "WO", point 8 de l'Ennéagramme, correspond au But du travail : il en est l'influence causale directe et donne au son "WI" du point 5 tout son sens);
- le son "WI" suggère le "Oui" français de l'acceptation;
- en anglais, il correspond au pronom personnel sujet "we" (nous) et au début du mot "Will" (volonté, voire dans certains cas les dernières volontés). Tout cela nous confirme que la volonté est affaire de travail en groupe, en communauté.
Avec le son "WE" on acquiert le troisième corps qui fait vibrer en réception Seïka Tanden (ou Svâdishthâna) et nous permet de garder les pieds sur terre. La réception de cette vibration est également le troisième choc additionnel conduisant à la dernière Règle de Trois. C'est grâce à ce troisième corps que la renaissance est possible au point 7 avec le son "WU" qui unifie les trois Chakra médians, dont l'homophone japonais signifie l'Aide humaine, lui-même connecté au son "O" du point 1 de la Connaissance en émission : la série des influences causales est dès lors relancée pour un nouveau tour de Règle de Sept : 7 - 1 - 4 - 2 - 8. En bout de course, il arrive au son "WO" (le But, ou "Mato" en japonais).
Parvenus en "WO", la Connaissance Universelle nous alimente en direct et nous permet enfin de réaliser la première Octave complète, à savoir la production du son "WA" qui fait vibrer le Brahma-randhra (l'ouverture vers brahman) et suggère des mots japonais comme la Langue, le Langage, le Verbe, voire même la Paix. Ceci représente de ce fait le degré le plus élevé de spiritualisation car dans cette vibration l'on se vide de sa substance illusoire pour être le simple lieu de passage d'une vibration qui relie la Terre au Ciel.
Après l'étude des Kiaï simples qui émettent et reçoivent dans un seul sens d'une même direction suivant le degré d'expérimentation et d'expérience de la personne, on peut entamer l'étude des Kiaï complexes qui combinent les sons voyelles en diphtongues et triphtongues. Nous avons vu d'ailleurs que les Kiaï de réception étaient déjà par eux-mêmes des diphtongues unifiées grâce au son "U" qui se transforme en "W". La diphtongaison peut aussi passer par une finale en "I", son ancestral qui nous relie à la Terre par le Mûlâdhâra-chakra (la roue du "Feu de la Base"). Naturellement, la gestuelle propre à chaque discipline pratiquée sera donc ponctuée de Kiaï qui accompagneront les trajectoires des deux mains surtout qu'elles soient différenciées ou non. Cependant de nombreuses écoles (ou Ryû) intègrent le Kiaï "HEI" qui ne fait que renforcer l'assise au sol et ne suit pas forcément la trajectoire des mains...
Voici un tableau récapitulatif des diphtongues et triphtongues, parmi lesquelles les Ryû japonais puisent deux ou plusieurs Kiaï représentatifs de ce que le Ryû veut vous enseigner en particulier :
Le "H" aspiré utilisé dans les Kiaï de certaines écoles, qui précède les voyelles et les diphtongues et les triphtongues, permet de réaliser ce que l'on peut appeler la création de l'Univers pour ainsi dire : tout Kiaï commence en effet par un expir (l'Air) qui traverse la trachée artère et les cordes vocales humidifiées par la salive (l'Eau) et le son (la Terre) n'arrive qu'en dernier. Quant aux "T" qui terminent les Kiaï du Jodô (ééét; ôôôt), ils autorisent plus de précision dans leur utilisation et permettent de se passer de protections ou d'armures pendant l'entraînement.
AI WAI OI WOI UI WUI EI WEI II WII AA WAA AO WAO AU WAU AE WAE OA WOA OO WOO OU WOU OE WOE UA/WA WUA UO/WO WUO UU/WU WUU UE/WE WUE EA WEA EO WEO EU WEU EE WEE IA WIA IO WIO IU WIU IE WIE Dans la pratique quotidienne des exercices d'Aïkidô et d'Iaïdô on n'entend pousser aucun Kiaï, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas. Au contraire, l'émission d'un Kiaï dit silencieux est à mon sens l'exercice le plus évolué de tous puisque l'apnée et la contraction de la partie inférieure des grands droits des abdominaux s'accompagnent de la libération d'une combinatoire de vibrations correspondant à tous les Kiaï dont on a fait l'expérience "tonitruante" auparavant. En méditation c'est un peu comme si tous les Chakra s'ouvraient et vibraient à l'unisson. Ainsi on peut imaginer un entraînement au cours duquel les Atemi seraient portés les mains ouvertes : or les dix doigts sont porteurs des dix sons ou Kiaï récepteurs et émetteurs. On peut même affirmer que chaque Atemi porté avec un Kiaï silencieux réalise à lui seul une Octave complète.
Mais qu'en est-il de la Méditation du Lotus ? Il nous paraît intéressant de mesurer les effets et les causes à court et à long terme d'une telle série d' exercices en utilisant le symbole de l'Ennéagramme une fois encoreŠ
Ennéagramme N° 3
Yogi, connaissant le Kototama, ayant complété une octave.
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L' Ennéagramme nous montre une méthode d'apprentissage où chaque Chakra est éveillé l'un après l'autre depuis le "Feu de la Base" ou Mûlâdhâra jusqu'au "Purifié" ou Âjña avant d'accéder à la récompense suprême : "l'ouverture vers brahman" ou Brahma-randhra pour tout yogi désirant accéder à sa première octave.
Dans le cas de la Méditation du Lotus, la première octave semble suivre une progression différente de celle des Kiaï simples et complexes du Kototama dans la mesure où chaque Chakra activé met obligatoirement en route les fonctions d'émission et de réception de la vibration au rythme de chaque respiration : les trois Nadîs fonctionnant en trois phases : Idâ (respiration femelle), Pingalâ (respiration mâle) et Sushumnâ (respiration unifiée).
Au point 3, ces respirations se font de manière aléatoire chez l'apprenti; elles peuvent parfois coïncider avec une conscience fugace de la vibration d'un Chakra en particulier puisqu'elles s'effectuent au moyen de notre premier corps. Les pré-acquis diffèrent d'un individu à l'autre selon son âge et l'expérience issue d'autres pratiques éventuelles.
Au point 6 le troisième corps vient de naître et le mécanisme des Nadîs est chose acquise par une expérimentation assidue de la méditation. Les respirations diverses suivent enfin le "Dharma" au rythme d'une nouvelle existence structurée.
Au point 9 l'Octave est réalisée et le Chakra qui permet la communication suprême avec le Ciel s'ouvre au niveau de la fontanelle, ou au-dessus d'elle : Brahma-randhra. Ce n'est qu'après l'accomplissement de cette première octave que le nouveau yogi devient à son tour un Guru capable de transmettre l'enseignement du YOGA. Cette constatation nous autorise à penser que l'Ennéagramme peut aussi nous apprendre une autre approche du Travail et de la Méthode du Yoga qui ne s'appliquerait qu'à un YOGI accompli. Mais revenons-en à l'étude actuelle avec l'Hexade représentant les diverses causes.
Le point 1 est un son "I/WI" et commence donc par "le Feu de la Base" ou Mûlâdhâra ; il s'appuie sur le point 4 (le son "U/WU" 1) correspondant à Manipûra qui parle aux sensations et permet de produire le son "E/WE" représentant Svâdishthâna (plus connu sous le nom japonais de Seïka Tanden). Lorsque le Guru passe du point 1 au point 4 il permet à l'apprenti yogi de passer du point 1 au point 2. Les exercices donnés au premier corps en 3 suscitent l'expérimentation sur les souffles (ou Nadîs) mais il faut absolument que l'apprenti arrive lui-même au point 4, ou que le Guru décide de l'y faire accéder que le véritable travail de méditation commence. C'est au point 4 que vibre Manipûra, le premier "U/WU" au niveau du nombril, donc du ventre (ou HARA). Son être est alors entièrement engagé dans l'étude. La première Règle de Trois est accomplie et les trois premiers Chakra sont en mesure d'entrer en vibration. Lorsque l'apprenti-yogi parvient au point 4, il renvoie à son Guru l'écho de ses sensations, et fait donc vibrer le point 2 de son Guru, Svâdishthâna; ce dernier vibre d'autant plus que le Guru connaît le but des exercices qu'il préconise, (point 8 de l'Ennéagramme), soit Âjña de la Connaissance. Par le jeu des influences causales ce Chakra fait vibrer à son tour le point 5 (le son "U/WU" 2) symbolisé par le sceau de Salomon, c'est-à-dire Anâhata situé dans la région du coeur; autrement dit les sentiments. Ce Chakra est la deuxième clé de la communication, c'est la constitution du deuxième corps / coeur assurée si le Guru qui a devancé l'apprenti en passant par 2 - 8 - 5 - 7 décide de l'y faire accéder à son tour.
Le passage au point 6 et l'acquisition du 3ème corps, où l'expérience permet une respiration sans faille, est difficile et semé d'embûches, car on peut avoir seulement l'illusion que nous procurent nos sensations et nos sentiments que tout fonctionne correctement pendant les méditations, puisqu'à cette étape l'apprenti-yogi ne peut compter que sur les informations issues des quatre premiers Chakra : il est encore dépendant de son Guru qui le nourrit du But des exercices littéralement, ce qui signifie que le troisième corps ne suffit toujours pas... C'est la mort de l'Ego et le troisième choc additionnel qui souvent ne se produit jamais!Š
Toutefois il convient de souligner que le passage au point 6 de l'apprenti-yogi exige de son Guru un effort extrême, avec à chaque fois un cran d'avance sur l'apprenti correspondant en fait à une Octave d'avance !Š En effet son propre passage au point 7 (le son "U/WU" 3), autrement dit Vishuddha-chakra situé dans la région de la gorge, point de la Renaissance, où un nouvel homme est né, grâce au Verbe, à la Parole, tout cela exige du Guru qu'il repasse par tous les stades précédents depuis 1 pour en revenir à 7 et entraîner son apprenti- yogi dans son sillage pour qu'il atteigne sa propre renaissance. Parvenu à cette étape, le reste du chemin (ou Dô) est la simple conséquence du choc additionnel dont l'énergie déployée permet normalement d'accomplir les deux derniers crans correspondant, faut-il le rappeler, à l'équivalent de deux Octaves pour le Guru.
Les Sept Chakra et les Trois Nadî
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Ceci constitue une variante applicable à la méthode d'enseignement, et pour ceux qui n'apprennent que le Kototama, une possiblité d'apprécier la vibration mise en oeuvre au sein de chaque Chakra correspondant lorsque tel ou tel Kiaï est émis. Cette version s'applique en fait à des individus ayant déjà accompli une octave comme elle vient d'être expliquée précédemment (cf Ennéagramme N°3).
Comme vous le savez sans doute déjà, le point 1 est le son "O" correspondant à Âjña avec une émission de vibration s'ancrant dans le point 4, le son "I", Mûlâdhâra, pour parvenir au point 2 le son "U" faisant vibrer les trois Chakra médians dont l'enseignant a la possibilité de choisir celui qui convient le mieux à l'apprenti concerné par rapport à sa façon d'être dans son premier corps. On peut imaginer que ce dernier puisse vibrer naturellement en "U" 1 (Manipûra), en "U" 2 (Anâhata) ou en "U" 3 (Vishuddha) selon le cas. Et l'apprenti passe au point 3 avec le son "E" qui fait vibrer Svâdishthâna (Seïka Tanden).
Attention ! Si le passage au point 4 de l'apprenti peut prendre divers chemins possibles selon l'expérience et le bon vouloir de l'enseignant qui choisit l'ordre des vibrations à faire goûter à l'apprenti, un peu comme si c'était à la carte, le résultat, quant à lui, reste le même : à la fin de cette étape et quel que soit l'ordre des sons à produire, les sons " O - U - E - I " donneront au professeur (or, pour ce dernier, cela est une obligation) la conscience que tels ou tels sont les Chakra qui vibrent pour tel ou tel apprenti car c'est le professeur qui les reçoit en direct.
Le point 5 est la constitution du deuxième corps avec la volonté de poursuivre l'étude, alimenté par la connaissance en réception (le son "WO", l'Âjña du professeur). Avec le son "WI" la Kundalinî de l'apprenti commence à s'éveiller véritablement et l'aléatoire du début de la Méthode est alors remplacée par la rigueur de la "Dharma" puisque tout recommence dans la plus pure tradition de la Méditation du Lotus. Par conséquent le point 6 (du troisième corps) sera le son "WE", Svâdishthâna; puis le son "WU" du point 7 devra éveiller dans l'ordre Manipûra, Anâhata et Vishuddha avant d'aller en "WO" du point 8, soit Âjña, pour arriver enfin au son "WA/A".
Pour contactez l'auteur : Floréal Perez